
Dès qu'on intègre un UX dans un projet de développement d’application métier, on ne va pas se mentir : quand on est technique ou CTO, on a souvent l’impression que tout ralentit. Il faut prendre le temps de réfléchir, de tester, de se poser des questions sur l’interface… et forcément, on peut avoir le sentiment qu’on n’avance plus aussi vite qu’avant !
Est-ce qu’on a vraiment raison de penser que l’UX/UI fait perdre du temps ? Au contraire, comment peut-il nous en faire gagner sur le long terme ? Et surtout, comment intégrer concrètement l’UX/UI dans le développement de nos applications métiers sans ralentir les projets ?
Demandez à des développeurs ce qu’ils pensent de l’arrivée d’un UXL'UX signifie "user experience" et définit l'ensemble des éléments permettant l'utilisation du site web de façon optimale./UIL'UI signifie "user interface", et se compose de tous les éléments graphique d'une interface utilisateur. designer sur un projet d’application métier, la réponse est souvent la même : « Ça va nous ralentir. » Et en vrai, ils n’ont pas complètement tort. L’UX pose des questions, beaucoup de questions.
Pourquoi ce bouton est ici ? C’est vraiment nécessaire ? Est-ce que l’utilisateur va bien comprendre cette information ? Est-ce que cet écran répond à un vrai besoin ou il est juste la pour remplir?
Le problème, ce n’est pas de se poser ces questions, mais de trouver le temps d’y répondre quand le projet est déjà lancé, que les développements avancent et que les deadlines approchent.
Deux mondes se rencontrent, avec des façons de travailler et des rythmes différents. Sur la planète des développeurs, une fois qu’on a compris le besoin, on avance, on code et on voit rapidement le résultat. La route est plutôt tracée, les étapes sont définies, on sait où on va et comment y aller. Mais quand un UX/UI débarque dans l’équation, il faut parfois ralentir, remettre certains choix en question et attendre que la réflexion avance avant de pouvoir continuer.
Parce que sur la planète créativité, les idées ont besoin de temps pour émerger. Il faut explorer différentes pistes, chercher des références, tester des approches et parfois revenir en arrière pour trouver la bonne solution. La réflexion ne suit pas toujours une ligne droite, et c’est justement ce qui fait sa richesse.
Forcément, quand ces deux planètes se rencontrent, ça peut créer des frictions. Pour les développeurs, attendre qu’une décision soit prise ou devoir reprendre quelque chose déjà développé, c’est du temps en plus. Pourtant, ce n’est pas forcément du temps perdu : c’est surtout un décalage entre deux façons de réfléchir et d’avancer.
C’est justement ce qu’on a exploré dans notre podcast sur l’importance de l’UX/UI designer, en confrontant les points de vue de nos équipes UX et Tech. Parce qu’entre ceux qui veulent avancer rapidement et ceux qui ont besoin de prendre du recul pour trouver la bonne solution, il y a parfois un monde, voire une galaxie !
Et puis il faut le dire, les réflexions UX ne s’arrêtent pas aux écrans : les réflexions touchent aussi au business et au marketing, ce qui peut élargir les discussions et multiplier les allers-retours entre ces différents pôles par extension. D’où l’importance de faire travailler tout ce petit monde ensemble dès le début du projet :)
Il faut quand même le rappeler: l’UX/UI c’est essentiel pour les applications métiers, et s’en passer, ça peut avoir un coût assez élevé à terme !
Et puis avec l’IA, ça change aussi un peu la donne : on peut maintenant prototyper beaucoup plus vite certaines idées, parfois en quelques heures, sans forcément mobiliser un développeur dès le départ ! Après ça soulève aussi quelques questions : est-ce que l’IA va finir par remplacer les designer ? Est-ce que les développeurs auront encore besoin de designers demain ?
Bref, je divague, mais tout ça pour vous dire que c’est plutôt rentable au final cette affaire d’UX ! Mais du coup, comment faire concrètement pour intégrer l’UX/UI au début d’un projet de développement d’application métier ?
Le travail UX ne s’arrête pas une fois l’application mise en production. Elle entre alors en phase de Tierce Maintenance Applicative (TMA), et c’est souvent là que l’UX passe un peu à la trappe. Pourtant, c’est justement à ce moment-là qu’on commence à avoir des retours concrets sur la façon dont l’application est utilisée au quotidien.
Mais alors, comment continuer à améliorer l’expérience utilisateur sans tout remettre à plat à chaque évolution ?
L’idée, ce n’est pas de tout refaire à chaque fois, mais d’intégrer l’UX au fil des évolutions, en s’attaquant d’abord aux problèmes qui gênent le plus. De petites améliorations régulières peuvent faire une vraie différence, sans avoir besoin de lancer un gros chantier.
Contrairement à une application grand public, une application métier est généralement imposée par l’entreprise et fait partie du quotidien. L’objectif n’est donc pas de faire du beau, mais du pratique. L’utilisateur veut trouver une information et réaliser sa tâche efficacement, sans prise de tête.
Il faut donc se concentrer sur l’essentiel : hiérarchiser les données, faciliter l’accès aux fonctionnalités et soigner les écrans les plus utilisés. Pas besoin de tout révolutionner : des repères stables et une navigation familière sont souvent bien plus utiles qu’une interface originale qui oblige à tout réapprendre.
Et même si tout le monde a son avis sur une maquette, les choix UX doivent avant tout répondre aux besoins des utilisateurs et aux contraintes du métier, pas aux préférences personnelles de chacun.
Spoiler : il n'y a pas vraiment de réponse universelle comme 42 :) Sur le papier, on pourrait penser que c’est à l’UX de décider. Après tout, c’est son métier, donc c’est lui qui est le mieux placé pour trancher, non ? On peut aussi se dire que ce sont les utilisateurs qui devraient décider, puisque ce sont eux qui vont utiliser le logiciel toute la journée.
Bon, dans la réalité, c’est le chef de projet côté client, celui qui finance le projet, qui a le dernier mot. Vous allez me dire : “ Oui, c’est lui qui commande l’application, donc c’est normal. “ Sûrement, mais ce qu’on voit souvent dans les projets, c’est que certaines décisions sont malheureusement motivées par des questions de goût personnel !
Et c’est assez dingue (et un peu frustrant) quand on y pense : tout le monde a un avis sur le visuel, alors que personne ne va vraiment se permettre de critiquer le code de l’application. Un client ne va jamais ouvrir un fichier et dire : « C’est moche, votre fonction, elle est mal nommée, cette balise-là ? Hmm, moi, je n’aurais pas fait ça. »
C'est humain de donner son avis sur ce qu’on voit, mais ce n’est pas forcément une bonne manière de prendre une décision.
Alors, comment éviter que ça se transforme en bataille d’opinions ?
Alors, est-ce que l’intégration d’un UX/UI ralentit un projet d’application métier ? Oui, probablement un peu, mais ce n’est pas un problème (sauf si l’UX n’est pas très bon bien sûr :)) .
Il faut surtout voir ce que ce temps permet ensuite d’éviter ! Intégrer l’UX dès le début permet de mieux comprendre les utilisateurs, de poser les bonnes questions avant de développer et de garder une cohérence au fil des évolutions. Il faut aussi que toute l’équipe partage cette démarche et qu’à un moment, on soit capable de trancher.
Et puis, une fois qu’on a trouvé une interface qui fonctionne, il faut arrêter de vouloir tout changer tous les quatre matins. Une application agréable à utiliser au quotidien, c’est aussi une application dans laquelle on garde ses repères. Pour quelqu’un qui passe plusieurs heures par jour sur le même outil, devoir retrouver ses marques après chaque mise à jour, c’est frustrant. Mieux vaut faire des choix clairs, travailler sur les vrais problèmes et éviter de courir après chaque nouvelle tendance.
Au fond, c’est assez simple : il faut écouter les besoins des utilisateurs, c’est le cœur du job :)
**Pendant longtemps, lorsqu’il fallait concevoir une interface, le choix semblait presque évident : Material Design.** Des composants prêts à l'emploi, des règles de conception, une documentation complète, etc. Sur le papier, tout était réuni pour créer des interfaces cohérentes et faciles à prendre en main.
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Dès qu'on intègre un UX dans un projet de développement d’application métier, on ne va pas se mentir : quand on est technique ou CTO, on a souvent l’impression que tout ralentit. Il faut prendre le temps de réfléchir, de tester, de se poser des questions sur l’interface… et forcément, on peut avoir le sentiment qu’on n’avance plus aussi vite qu’avant ! Est-ce qu’on a vraiment raison de penser que l’UX/UI fait perdre du temps ? Au contraire, comment peut-il nous en faire gagner sur le long terme ? Et surtout, comment intégrer concrètement l’UX/UI dans le développement de nos applications métiers sans ralentir les projets ?