
Dans un monde où les systèmes deviennent de plus en plus distribués et complexes, l'observabilité informatique n'est plus une option : c'est un levier clé pour maintenir la performance, la sécurité et la compréhension globale de vos applications.
Dans un épisode passionnant de notre podcast AXOPEN, nous avons pu échanger avec Stéphane Estevez de chez Splunk sur l'évolution de l'observabilité, son rôle stratégique dans les environnements modernes, et les bonnes pratiques à adopter. Voici ce qu'on en retient !
Souvent confondue avec la simple surveillance, l'observabilité va bien plus loin. Il s'agit de la capacité à comprendre ce qui se passe à l'intérieur d'un système complexe en se basant sur les données qu'il émet. Et pour cela, on s'appuie sur trois piliers fondamentaux :
Le passage aux microservices a profondément changé la donne. Là où un incident pouvait autrefois être retracé dans une seule application monolithique, il faut désormais suivre des échanges complexes entre des dizaines de services. Résultat : sans observabilité bien pensée, le diagnostic devient quasi impossible.
Par ailleurs, l'observabilité informatique n'est pas qu'un enjeu technique. Elle permet aussi de comprendre les comportements des utilisateurs, d'identifier les goulots d'étranglement, et de réduire le temps de résolution des incidents. Bref, elle alimente à la fois la performance technique… et les décisions business.
Dans un écosystème foisonnant d'outils, OpenTelemetry s'impose comme le standard de facto pour la collecte de données d'observabilité. Il permet de centraliser logs, métriques et traces de manière unifiée, quel que soit l'outil utilisé ensuite pour l'analyse. Un bon point d'entrée pour construire une stratégie solide, pérenne et surtout portable.
Quand les volumes de données explosent, les capacités humaines trouvent vite leurs limites. C'est là qu'intervient l'intelligence artificielle. Grâce à elle, il devient possible de détecter des anomalies, de repérer des corrélations invisibles à l'œil nu, ou encore de réduire les faux positifs qui polluent l'analyse.
Mais attention : l'IA n'est utile que si la qualité de la collecte est au rendez-vous. Comme souvent, le plus dur n'est pas d'analyser les données… mais de bien les obtenir.
Un autre point important évoqué dans l'épisode : l'observabilité ne doit pas être réservée qu'aux experts techniques. Tous les membres de l'équipe – développeurs, DevOps, sécurité, produit – doivent avoir accès aux données et savoir les lire.
Cela implique de :
On pourrait croire que seuls les grands groupes ont les moyens de mettre en place une stratégie d'observabilité efficace. C'est faux. Des solutions comme OpenTelemetry, les outils cloud natifs et les plateformes d'analyse accessibles rendent l'observabilité plus abordable que jamais, même pour une PME.
Commencer petit, avec une bonne collecte de données, puis faire évoluer progressivement sa stack, reste la meilleure approche.
Quelques points d'attention partagés par Stéphane :
L'observabilité est bien plus qu'un mot à la mode ! C'est une démarche structurante qui permet de mieux comprendre, améliorer et sécuriser ses systèmes. Et avec les bons outils, les bonnes pratiques et un peu d'humilité collective, elle devient un vrai atout pour toutes les entreprises.
Pour aller encore plus loin, on vous conseille nos deux podcast sur l'observabilité : l'interview avec Stéphane Estévez de Splunk et celle avec Grégory Ouillon de chez New Relic !
Après avoir créé, structuré et posé les bases Clean Architecture .NET, il est temps de passer à l’API, pas à pas, c’est parti !
Un gestionnaire de paquets, c’est quoi ? A quoi ça sert ? Avantages et défauts.
La sensibilisation à la cybersécurité est devenue un passage obligé dans la plupart des entreprises. On connait tous les éléments classiques : une présentation annuelle, quelques slides sur les bonnes pratiques, et peut-être un quiz à la fin. Et pourtant, beaucoup de cyberattaques continuent de passer. Est-ce que vos collaborateurs ne sont pas assez vigilants ? Difficile à dire, mais on peut être sûr d'une chose : si votre formation cybersécurité en 2026 ne tient pas compte de ce que la data révèle sur le comportement humain face aux cyberattaques, elle n'est pas assez complète !